Marcher sur la pointe des pieds

« L’élégance sera-t-elle un jour « fasciste » ? C’est la question que je me suis posée un jour d’été, au beau milieu d’une cérémonie de mariage, en découvrant les tenues négligées de trop nombreux invités. La question m’a taraudé et travaillé de longues années avant que je ne me résolve à tenter de démêler, sur 150 pages, ce qui avait bien pu se passer en France pour l’élégance, sans que j’en eusse jamais jusqu’alors pris conscience…« 

Jean-Marie SOnet, Décembre 2021
L'élégance
L’élégance

Livraison en France ?
Commandez en ligne dans la
librairie de l’auteur !

Titre : Marcher sur la pointe des pieds
Sous-titre : L’élégance ou la grâce de l’instant
Paru le : 30 octobre 2017
Éditeur : Éditions Ovadia
Diffuseur : Pragma Concept
ISBN : 978-2-36392-139-0
Prix : 18,00 €
Nbre de pages : 156 pages
Genre : Essais
Thème : Esthétique

RÉSUMÉ

L’élégance voit sa légitimité remise en question. « Au diable les traditions, les contraintes et les conventions de l’élégance ! Y’a pas d’raison ! Vive ma liberté ! ». Et voici que ces mots d’ordre se lisent dans les tenues négligées qui peuplent nos rues, nos universités, nos théâtres et même nos opéras. À présent, qui ose « s’habiller », ainsi qu’on le disait jadis, s’expose aux quolibets.

Notez que, désormais, on peut s’inviter à un mariage vêtu d’un blue jean. C’est de cette façon que le règne du cool s’est établi dans notre pays. Un pays que Nietzsche considérait naguère comme la plus haute école du goût et de l’élégance.

L’élégance légère et désinvolte ?

Soigneusement, l’auteur dresse un portrait admiratif d’une élégance faite de légèreté et de désinvolture, mais aussi d’un sens aigu du tragique et de l’irrémédiable. À la recherche d’un improbable arbitre des élégances, il nous entraîne de l’entrée d’une boite de nuit parisienne à celle de la station orbitale internationale.

Désir d’élégance

Partout, le désir d’élégance et de distinction reste perceptible dans notre société, mais il a changé de forme. En effet, son statut est devenu précaire.

Il ne fera dans l’avenir que se fragiliser sous les coups de boutoir des « déconstructeurs » de tous poils. Au premier rang des fâcheux d’aujourd’hui, on trouve le mouvement « woke ». On y retrouve pêle-mêle – et même sens dessus dessous -l’égalitarisme mais aussi, curieusement, un goût renouvelé pour l’essentialisation et son corollaire, la méfiance, voire le mépris pour les apparences. Plus que jamais, comme le note l’auteur, le slogan reste « venez comme vous êtes ! ».

Tous ces changements ont fait qu’aujourd’hui « distinction » s’entend péjorativement comme «discrimination ». Sera-t-il demain « fasciste » d’être élégant ?

Marcher sur la pointe des pieds, Ovadia Éd. 2017.