L'URGENCE DU SENS

Catégorie : Uncategorized (Page 1 of 3)

Le Passage d’un orage

Vient de paraître : Le Passage d’un orage

Le Passage d’un orage est le troisième volume de la série L’Urgence du Sens. Ce « Passage » vous invite à parcourir un rude trajet au travers du possible et de l’impossible de nos vies.

Ce trajet, qui court des hauteurs asphyxiantes de nos plus tenaces ambitions jusqu’aux plus obscènes de nos abandons, est un trajet unique. Il est certes promis à la mort de toute éternité, mais la mort n’est pas de ce monde. En effet, c’est le corps qui règle nos vies, nos appétits, nos goûts et dégoûts (Cf. De grands appétits). Dans ses Considérations inactuelles déjà, Nietzsche affirmait qu’il y a plus de raison dans ton corps que dans ta meilleure sagesse.

Le Passage d’un orage est un texte parfois cru, voire brutal mais toujours sincère. Ce passage nous ramène impérieusement et de toute urgence sur terre, au ras du sol, là où se forme l’humus et où se décomposent l’organique et le minéral.

Si nous sommes ainsi ramenés à la juste hauteur de l’homme, ce n’est pas pour nous en lamenter sur son impureté, c’est tout au contraire pour en célébrer la fertilité. On lit déjà dans le livre de Job cette interrogation : Les joncs peuvent-ils croître sans marais ?

La quête du pur est une impasse, un mirage trompeur, un rêve dangereux. Il nous faut apprendre ou réapprendre à chérir la chair, sa chaleur, son odeur, sa présence, et avec elle, sa fertilité, chérir la créature et non seulement le Créateur. C’est à l’amour que mène l’impur, c’est à la mort que prépare le « rabot du pur » décrit par l’auteur.

Le Passage d'un orage
Un nouveau poème de Jean-Marie Sonet
Impavides, impassibles sont les saisons passées et leurs passions oubliées. Voilà que reviennent l’automne et ses orages. Affolé, l’insecte se cogne sur la vitre qui l’emprisonne. Il veut sortir, fuir, rejoindre cela qui semble le narguer derrière la vitre mais qui, déjà, se conjugue au passé.

Avec Le Passage d’un orage, l’auteur nous propose, en un texte parfois brutal mais toujours sincère, un périlleux trajet qui nous ramène impérieusement et de toute urgence sur terre, au ras du sol, là où se forme l’humus et où se décomposent l’organique et le minéral, pour célébrer son impureté et sa fertilité.

Depuis la publication en 2017 de Marcher sur la pointe
des pieds, un essai sur le devenir de l’élégance en régime
post-moderne, Jean-Marie Sonet se consacre à la poésie. Les cents sonnets de Caresse du monde, son premier recueil publié en 2021, a été suivi en 2024 par De grands appétits. Le Passage d'un orage est sa troisième publication poétique.

Jean-Marie Sonet

Titre : Le Passage d’un orage
Date de parution : 11 février 2026
Éditeur : Book-on-Demand
ISBN : 978-2-3226-1535-3
Prix : 5,99 €
Nbre de pages : 52 pages
Genre : Poésie

Certification Voltaire

Nîmes, le 28 novembre 2024

Me voici, pour la première fois, reconnu comme « expert » en quelque chose. J’en suis le premier surpris. Mon parcours a toujours été, en effet, celui d’un touche-à-tout, voire d’un dilettante. Jugez-en plutôt : biochimie, biologie moléculaire et philosophie découvertes avec passion à l’université. Mais aussi, passion tout aussi grande pour l’art, la danse classique, contemporaine et jazz et la littérature.

Si je suis un expert, c’est la faute à Voltaire…

Ces dernières années, j’ai publié successivement un petit roman érotique, un essai sur le thème de l’élégance et deux recueils de poésie. Après la publication de ces quatre ouvrages, j’ai ressenti le besoin de revenir à l’aspect le plus fondamental de l’écriture. J’ai donc décidé de reprendre en quelque sorte le chemin des écoliers.

C’est ainsi que j’ai consacré ces derniers temps quelque 110 heures aux  exercices du Projet Voltaire. J’ai notamment travaillé les modules supérieur, excellence, expression et orthotypographie de cet outil d’apprentissage et approfondissement du français.

Pour évaluer mon niveau, je me suis présenté la semaine passée à l’épreuve du Certificat Voltaire. Cette épreuve mesure le niveau de maîtrise des difficultés de la langue française à l’écrit. L’épreuve comporte deux sujets. Le premier concerne la maîtrise des difficultés occasionnant des fautes récurrentes dans des communications professionnelles courantes (courriels, rapports…). Le second mesure la maîtrise des difficultés d’un niveau plus relevé et plus littéraire.

Mon résultat (909 points) me classe dans la catégorie « expert ». Cette catégorie est recommandée pour les métiers liés aux lettres : relecteurs-correcteurs, rewriters, traducteurs, formateurs, coachs…

Pour vérifier mon score au Certificat Voltaire, rendez-vous sur la page "verification-certificat » de Projet Voltaire en indiquant le code de vérification : X6D7EDH

Projet Voltaire, qu’est-ce que c’est ?

Projet Voltaire est un extraordinaire outil d’entraînement en orthographe et en expression. Il est très bien conçu et adapté aussi bien au jeune public qu’aux adultes, particuliers ou professionnels. Cet outil m’a permis dans un premier temps, de mesurer l’étendue de mon ignorance en matière d’orthographe et de grammaire puis, dans un second temps, d’y remédier.

Certes, j’ai tout d’abord dû batailler avec l’abondance des règles et exceptions : accords des participes passés des « terribles » verbes pronominaux, de l’adjectif numéral cardinal ou ordinal et autres subtilités en tous genres. Ces difficultés m’ont d’abord agacé, puis amusé et finalement passionné. Ce travail est ensuite devenu un jeu stimulant et agréable : découvrir, reconnaître, approfondir sa compréhension et s’améliorer.

Je prévois de revenir régulièrement sur le site Projet Voltaire. Cette gymnastique intellectuelle m’a en effet permis de renouveler mon regard sur la langue française. C’est ma langue maternelle. Je la parle depuis que je respire et comme je respire. C’est celle que j’aime au delà du dicible.

Pour un message, une proposition, une question : Contact

Grande quinzaine antifasciste !

Je verse aux débats du jour, si multiples et distrayants, quelques extraits du  tome III des Exorcismes spirituels du regretté Philippe Muray, paru le 4 octobre 2002 dont je recommande la lecture… Souvenez-vous : ce fut la mère de toutes les Quinzaines Antifascistes ! 

« Dans l’invraisemblable concert qui a suivi les résultats du premier tour, dans ce carnaval où se sont bousculés pleureurs, pleureuses, hurleurs et hurleuses au loup, flagellants culturels hagards, mirifiques têtes blondes des lycées et collèges faisant l’apprentissage de leur métier de mouches du coche citoyennes, dans cet opéra mythologique où tout un pays se dressait contre la Bête, la nouvelle humanité s’est baptisée comme dans une eau lustrale. Elle se cherchait un nom, elle l’a trouvé. Elle est désormais anti-lepéniste. Et cela lui suffit, apparemment, pour se définir et le faire de manière passionnée. Car l’anti-lepénisme n’est pas une pensée, c’est une passion.

L’anti-lepéniste déteste Le Pen, on ne saurait en douter ; mais il aime de manière passionnée l’état dans lequel le place cette détestation. Il y loge une part essentielle de son identité, la plus haute, la plus belle. Il peut alors faire l’étalage de son moi transfiguré par une si vaste colère. Sous les pavés de bonnes intentions, la rage. Une rage officielle dont la légitimité et même la naturalité ne sauraient être mises en doute. […] La vertu emphatisée a paradé comme jamais. La jeunesse dévote, illuminée du vertige de se faire peur, a découvert qu’elle était antifasciste sur rollers et sur autocollants. Les bons apôtres des lendemains qui délepénisent poussaient leurs landaus vers l’avenir radieux, transformant la Grande Marche légendaire des progressismes du passé en une intifada des pouponnières.

On ouvrait, dans les immeubles, des ateliers banderoles et des chantiers slogans. Tandis que les éditeurs juraient de publier dans les délais les plus intrépides « des cris de colère de gauche », et que les artistes se désolaient de ne pas être « populaires » dans les cités déshéritées où pourtant ils sont en mission, comme les prêtres ouvriers jadis, et même d’y être si injustement considérés par les exclus comme des exclueurs. Quant à la gauche sublime […], jamais elle n’était apparue sous son meilleur jour qu’en ces cortèges admirables où la fierté d’être bon donnait le bras à la satisfaction d’être pur, où la repentance se rengorgeait, où la colère était une joie, et où la transparence de l’âme s’appuyait sur les élans du cœur. […] »

À relire de toute urgence :

  • Extraits de Exorcismes spirituels, tome III 
  • Éditeur  :  Les Belles Lettres; 1er édition (4 octobre 2002)
  • Langue  :  Français
  • Broché  :  460 pages
  • EAN  :  9782251442099
  • Poids de l’article  :  578 g

Meet up – Paroles d’auteurs

Retrouvez-nous pour une nouvelle soirée littéraire au café Le Napoléon, 44 bd Victor Hugo à Nîmes, le mardi 14 mai à 19h00 avec l’ensemble de violoncelles du Conservatoire de Nîmes !

Ce mois-ci, la poésie sera à l’honneur, avec une discussion passionnante sur le désir et la place de nos appétits dans le monde.

🎙️ Nos invités : Marie-Claire Mazeillé, auteure de « La chair offerte », et Jean-Marie Sonet, avec « De grands appétits« , seront là pour échanger avec vous autour de leurs recueils inspirants.

« De grands appétits »

« De grands appétits » est mon deuxième recueil de poésie. Publié à la fin du mois de mars 2024 aux éditions BoD, c’est la plus récente de mes publications. Si j’ai choisi ce thème, c’est parce que l’appétit joue un rôle clef dans nos existences.

Dès le premier cri du nourrisson, l’appétit montre en effet sa force irrépressible. Par la suite, il ne faiblira plus jusqu’aux ultimes heures de notre passage sur terre.

Au plus intime de nos corps, l’appétit est un manque douloureux et impudique. Mais c’est un manque, un vide tout à fait paradoxal. Ce manque, ce vide, peut en effet prendre beaucoup de place dans notre vie, voire trop de place. Tout au long de notre parcours, il crie nos besoins, il hurle nos désirs.

Car sa férocité ne faiblit pas. Il nous presse, il nous force, nous porte en avant, hors de nous-mêmes. Son rôle semble être de veiller à réserver, à sauvegarder en nous une place libre : une place pour accueillir ce qui vient et nous est offert par la vie. 

Au tout premier rang des appétits se trouve naturellement l’appétit sexuel. C’est lui qui donne aux amants leur audace. Mais ce roi des appétits est aussi la source secrète ou manifeste de la plupart de nos désirs, de nos pulsions.

En dernière analyse, c’est bien sur nos appétits de nouveauté, de savoir, de pouvoir, de prestige ou de conquête que s’appuient la curiosité du scientifique, la créativité de l’artiste aussi bien que l’ambition des entrepreneurs ou celle des politiques.

Jean-Marie Sonet, le 22 avril 2024

Pour en savoir plus

Éditions BoD GmbH – ISBN 978-2-322-52379-5 – 124 pages

JOURNALISTES ! Visualisez ou téléchargez le dossier de presse

COMMANDER EN LIGNE LE LIVRE (IMPRESSION SUR PAPIER) CHEZ L’AUTEUR

COMMANDER EN LIGNE LE E-BOOK CHEZ L’ÉDITEUR

L’année Triclinium

Extraits de la première de TRICLINIUM au Musée des Beaux-arts de Nîmes

Chers amis de la danse et du monde antique, je vous invite à visionner sur cette page une vidéo de 7 minutes 27. Cette vidéo rassemble quelques extraits de la première de TRICLINIUM, le nouveau spectacle du Ballet Cadagiani. avec qui j’ai l’honneur et le plaisir de collaborer depuis plus de deux ans. Cette première a été présentée au public en décembre dernier.

Pendant un peu plus d’une heure, la poésie de cette chorégraphie et de sa musique – jouée par les musiciens installés au quatre coins de l‘espace scénique – a captivé les spectateurs rassemblés au musée des Beaux-Arts de Nîmes. N’hésitez pas à parcourir les témoignages de spectateurs.

Triclinium en tournée

Désormais, le spectacle TRICLINIUM est prêt à partir en tournée. Pour cette première, c’est sur la mosaïque antique originale, cette « mosaïque d’Admète » qui a inspiré sa chorégraphie à Noël Cadagiani, que les danseurs évoluaient.

Toutefois, en tournée, Le Ballet Cadagiani présentera TRICLINIUM non plus sur la mosaïque originale, mais sur sa reproduction photographique à l’échelle originale. Le Ballet Cadagiani l’a fait imprimer sur un tapis de danse facile à transporter et installer. 

La mise en scène de TRICLINIUM n’a pas de point de vue privilégié. De ce fait, le public peut avantageusement entourer la scène de tous côtés au sol et/ou sur des gradins et/ou en surplomb. La scène reste entièrement ouverte de tous côtés.

L’accueil de ce spectacle est donc techniquement peu exigeant. Il peut en effet s’adapter à une grande variété de lieux différents. Des représentations en salles de spectacle, en salles d’exposition ou en bien d’autres espaces, notamment en plein air, sont également possibles.

Un espace scénique surélevé n’est donc pas utile. Une surface propre et lisse suffit. Dans le cas de sols insuffisamment plans, ou dont la surface est trop inégale, un premier tapis de danse noir devra être disposé en dessous de celui qui supporte la réplique photographique de la mosaïque.

La dimension minimale de l’espace scénique est de 70 m2 (10 m x 7 m).. 

Programmateurs qui souhaitez accueillir TRICLINIUM en tournée, contactez-nous pour recevoir la fiche technique du spectacle (en français, allemand ou anglais).

Votre contact : 

Jean-Marie Sonet
Ballet Cadagiani
Courriel : contact@balletcadagiani.com

Site du Ballet Cadagiani (FR, DE, EN) : balletcadagiani.com

Site des Musées d’Occitanie

Chaine Youtube du Ballet Cadagiani :

Pas grave n°2

S’il est une loi que nous respectons tous, c’est bien celle de la gravité universelle. Ce n'est pas par hasard que Saint-Simon(*) avait reconnu en elle l’ordonnateur suprême de l’univers... 

Que signifie ce titre ?

Ce « pas » dont il est question dans ce titre « Pas grave » , n’est pas une négation. C’est le pas d’un promeneur, ou celui d’un danseur, d’un équilibriste. Le pas est une chute maîtrisée. Le moteur de la marche, c’est la gravité, et c’est pourquoi le pas est grave. Mais il peut l’être aussi au sens figuré, qu’on songe seulement à celui du cheval de Caïus Julius César franchissant le Rubicon…

À juste titre, certains sont allés jusqu’à penser que la gravité pouvait être la loi suprême de l’univers, sous le nom de gravitation universelle. C’était d’ailleurs déjà l’opinion de Saint-Simon qui souhaitait établir cette suprématie. Mais il est vrai que celui-ci « (visait moins) la généralisation de la théorie newtonienne que l’occupation de l’espace laissé vide par la disparition du grand mécanicien de l’univers. Il (fallait) remplacer Dieu par « un principe », c’est-à-dire par une loi scientifique. » (*)

Enfin, la gravité est fidèle. C’est pourquoi elle nous accompagne dès la naissance, c’est-à-dire dès la mise-bas et jusqu’à la mort qui nous abat définitivement. Mais entre ces deux instants, elle nous aura guidés vers la verticalité et nous aura appris à marcher. Qui plus est, elle nous aura aussi offert l’occasion de nous élever, la tentation de nous abaisser et la joie de jouer avec elle, c’est-à-dire de danser.


Pas grave n°2

On peut être léger et avoir de l’aplomb.
Si mon air grave annonce un piètre fantaisiste,
C’est que la gravité me secourt et m’assiste,
Qui soutient mes désirs, pousse mes passions.

Elle m’ouvre un destin et assure mon droit
D’encore le poursuivre. Elle vient qui conforte
La douce assurance que jamais ne m’emporte
La folie de me croire autonome, hors-la-loi.

Je ne veux pas connaître l’orgueil du surplomb,
De m’être fait moi-même avoir l’illusion,
Ni lutter contre bonne ou mauvaise fortune.

Que flottent les rubans, se baissent les mentons,
Qu’on ferme les chantiers de la déconstruction.
La gravité m’apprend comment tourne la lune.


Pas Grave n°29, extrait du recueil « Caresse du monde« ,
Éd. Books-on-demand GmbH, Paris, 2021 copyright Jean-Marie Sonet.
Commandez Caresse du monde – En stock en France


(*) Pierre Musso, « L’épistémologie de Saint-Simon (1802-1813) », dans : Pierre Musso éd., Saint-Simon et le saint-simonisme. Paris, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 1999, p. 21-46. URL : https://www.cairn.info/–9782130498407-page-21.htm

Rencontre avec le public

Le samedi 15 avril prochain, à l’invitation de Danse & Cie, j’aurai le plaisir et l’honneur de vous présenter mes publications. Au programme : rencontre, lecture et dédicace.

J’ai prévu de lire quelques « bonnes pages » de Marcher sur la pointe des pieds, et une série de poèmes sélectionnés dans le recueil Caresse du monde. Si nous en avons le temps, je présenterai aussi quelques projets en cours.

L’entrée est gratuite dans la limite des places disponibles.

Cette rencontre commencera à 14 heures au 17 rue Émile Jamais, à Nîmes.

Soyez les bienvenus !

Salon littéraire Beausoleil

Le samedi 18 mars prochain, je serai à Nîmes pour participer au salon littéraire Beausoleil (ouvert de 10 à 13 heures et de 14 à 17 heures).

Organisé par le Comité de quartier route d’Arles – Beausoleil et avec la participation de Meet up Paroles d’auteurs, ce salon mettra en lumière une vingtaine d’auteurs dont votre serviteur.

Les invités de ce salon littéraire seront Lydie Authier, Fred Bologsen, Thierry Chambon, Anne Combe, Marie-Christine Gordien, Virginie Gossart, Joseph Hernandez, Pauline Hirschauer, Fred Jarnot, François Kopania, Nicole Mallassagne, Olivier Pince, Bruno Pol, Patrick Porizi, Michel Rederon, C.C. Robin, Didier Tricou et votre serviteur, qui présentera et dédicacera son recueil de poésie Caresse du monde et son essai sur l’élégance : Marcher sur la pointe des pieds

Au programme : rencontres, dédicaces, lectures et tables rondes.

Je remercie les organisateurs de m’avoir invité à participer à la table ronde de 11 heures. On y parlera de l’influence des lieux de vie sur l’écriture…

Entrée gratuite / Lieu et horaires indiqués sur l’affiche.

Météores & Gravité

Météores & Gravité, le douzième et dernier livret de mon feuilleton poétique de l’année 2022 est paru. J’ai un petit pincement au cœur en arrivant à la fin de cette publication. 

Merci à tous ceux qui, au travers du monde, me font l’honneur de me montrer leur intérêt pour mon travail par leurs visites régulières sur mon site d'auteur. 

Bonnes fêtes de fin d’année à tous, y compris et en particulier pour ceux qui sont sous la mitraille.

Les sept poèmes du feuillet « Météores et Gravité » explorent les manifestations directes et indirectes de la gravité dans la vie des hommes.

S’il est une loi que nous respectons tous, c’est bien la loi de gravitation universelle. Faudra-t-il alors donner raison à Saint-Simon qui voyait en elle l’ordonnateur suprême de l’univers ? Il alla jusqu’à tenter d’en faire un substitut au Dieu judéo-chrétien.

La loi de gravitation universelle

Au tout premier plan, les météores en sont les plus éclatantes, admirables et terrifiantes des manifestations. Une pluie lave les visages et apaise les angoisses, un vent pousse une mousson. Les grandes marées emportent les marins, détruisent le littoral… Une source jaillit de la montagne ou du puits artésien, un fleuve déborde et ruine les vallées.

Toutes ces phénomènes, directement ou indirectement, sont liés à cette loi de gravitation universelle. Preuve de son importance, cette gravitation universelle fut même proposée comme principe premier et déifiée par Saint-Simon. Celui-ci la présentait à ses contemporains comme la possibilité d’un « Nouveau christianisme ». Audacieuse imposture, qui fut toutefois de peu d’effet.

Cette loi « puissante, fatale, sans désir ni pitié », qui gouvernait le monde de Newton, régit-elle toujours le nôtre ? Au premier regard, au quotidien, c’est encore dans le monde de Newton que nous vivons. En deuxième instance, après le formidable changement de paradigme que la science physique a connu au cours des derniers siècles, nous sommes contraints de reconnaître que notre monde a bien changé depuis Newton…

Quand dire, c’est faire

Le verbe a des effets qui portent très au-delà de la matérialité de l’écrit. Qu’il soit manuscrit, imprimé, affiché sur un écran, gravé dans la pierre ou lu par un comédien, il ne se réduit pas à sa matérialité. Ses effets le transportent ailleurs qu’en son support. Les vers de Baudelaire ou l’épitaphe que Françoise Sagan avait préparée pour sa propre tombe, constituent une source d’émotion et d’enthousiasme qui se renouvellent au fil des générations de lecteurs.

De la même façon, une déclaration de guerre ou d’opération spéciale produit aussitôt ses effets mortifères dans le monde autant que dans les esprits. Elle est le type même de l’acte de langage performatif.

Nos énoncés ajoutent ainsi une dimension au monde qui semble échapper à la pesanteur. Une dimension qui leur est propre et singulière, qu’elle soit bénéfique ou maléfique. A-t-elle aussi sa loi de gravitation universelle ?

« Older posts
Plugin WordPress Cookie par Real Cookie Banner